- l’Equipe 08.05.13 | Pour lire l’article… faites Clic-Claque sur la photo !
Un document rare. C’est ce qu’a offert hier Canal + à ses abonnés, dans son émission «Intérieur sport», en suivant pendant près de deux mois - un privilège ! - Yoann Gourcuff durant sa rééducation à Sainte-Maxime après sa blessure au genou, le 18 août dernier. On sait le meneur de jeu rétif aux médias et s’il a joué le jeu, expliquant notamment ses difficultés en équipe de France lors du mondial 2010, ce sont les autres (Blanc, Gasset, Garde, Aulas, Domenech) qui ont parlé le mieux de lui. On a (re)découvert un garçon timide, bourreau de travail, hésitant à se rebeller face aux rumeurs au grand dam de ses entraîneurs, et surtout refusant d’être une star. Bref, un joueur qui se rêve en footballeur normal.

(Source : leprogres.fr)
De retour sur les terrains fin octobre, deux mois et demi après une entorse du genou
droit contractée face à Troyes le 18 août dernier, Yoann Gourcuff a accepté d’être suivi quotidiennement par les équipes d’Intérieur Sport pendant toute la durée de sa convalescence et s’est ouvert comme rarement… Morceaux choisis.
Tous sont unanimes du côté de l’Olympique Lyonnais, c’est un Yoann Gourcuff métamorphosé qui a rallié la capitale des Gaules pour la reprise de l’entraînement début juillet. Détendu, souriant, il pousse même le vice jusqu’à prendre la parole devant tout le groupe, lui l’éternel taiseux, pour « dire un peu qui j’étais, expliquer mon mode de fonctionnement, que même si je parlais peu, je n’avais aucun problème avec qui que ce soit… » Bel effort pour ce grand timide aussi talentueux que discret.
Son début de saison vient récompenser cette motivation retrouvée avec des prestations convaincantes et un but décisif face à Rennes dès la première journée de championnat. Mais encore une fois, l’état de grâce ne dure pas… Touché dès la 13e minute du match face à Troyes (2e journée) dans un choc avec Benjamin Nivet, il doit céder la place. Verdict ? Entorse du genou droit et trois mois d’indisponibilité ! Le coup est dur à encaisser… « Le soir même, j’envoie un texto au président en lui disant que j’aimerais faire ma rééducation dans le sud, à Saint-Raphaël. » Une mini révolution dans l’organisation interne de l’OL mais Jean-Michel Aulas, en accord avec Rémi Garde, accepte la demande de son protégé… « J’ai mis en danger mon staff », dira d’ailleurs Rémi Garde, faisant promettre au Breton que le joueur qui reviendra trois mois plus tard sera celui qu’il a retrouvé le 1er juillet, à Tignes. Deal.
Sa réponse aux critiques
Entre deux séances d’entraînement, en compagnie du préparateur physique Tiburce Darou, Yoann Gourcuff accepte de s’ouvrir enfin. Son image, son caractère, sa personnalité… « Je suis réservé, discret, donc je respecte ce que je suis et je parle peu, confie-t-il à son interlocuteur. J’ai ramassé beaucoup, on a dit beaucoup de choses sur moi… Quand on essaye de salir votre nom avec du vent, c’est vrai que c’est dur, on a parfois un peu de haine. » De la haine ? Qui l’eût cru capable d’un tel sentiment quand tous lui reprochent une trop grande discrétion ?
Laurent Blanc est de ceux-là : « Il faut que les gens sentent qu’il y a quelque un en face, je pense qu’il a fait une erreur, il aurait dû dire, trop c’est trop », confie l’ancien sélectionneur des Bleus qui a toujours su tirer la substantifique moelle de son ancien protégé. « Le repli sur lui-même, c’est sa seule réponse pour résister », estime son président à Lyon, Jean-Michel Aulas, qui déplore « le délit de sale gueule au sens primaire du terme » dont il a souvent fait l’objet.
Le choix des mots n’est pas anodin pour le boss de l’OL qui sait combien Gourcuff a souffert de son image de playboy et de gendre idéal, notamment pendant la Coupe du Monde 2010 où il a parfois eu « l’impression de courir (…) dans le vent, de ne pas être servi parce que je n’étais pas plus proche que ça de certains joueurs… » « Il s’est retrouvé esseulé, comme à la cour d’école », explique Raymond Domenech, au premier rang pour assister à la mise à l’écart d’un joueur qui « n’a pas encore accepté » que « rien n’est jamais parfait ». « Il ne fait pas l’unanimité, c’est évident », déplore son père, Christian Gourcuff. « C’est son désir d’être vu comme quelqu’un de normal », raconte son entraîneur, Rémi Garde, qui savoure la métamorphose de son joueur : « J’ai retrouvé quelqu’un de léger en juillet ». Quant à l’intéressé, son discours ne change pas d’un iota même si l’attitude, elle, n’est plus la même. « Ça dépasse le foot, le mot star.. . Je préfère qu’on parle de moi en tant que joueur de foot. » S’il continue sur sa lancée et parvient à enchaîner les performances, nul doute qu’il sera exaucé…
(Source : mysport.fr)
Laurent Blanc n’est plus le sélectionneur de l’équipe de France. En poste depuis 2010, l’ancien entraîneur de Bordeaux n’est pas tombé d’accord avec Noël Le Graët, le président de la FFF. POUR LIRE LA SUITE
Les Guignols de L’info - Laurent le grand frère
Blanc et la «fausse rumeur» Gourcuff l Le sélectionneur a qualifié de «fausse rumeur» l’information selon laquelle c’est le joueur lyonnais lui-même qui aurait demandé à quitter les Bleus. «Il faut [le] laisser tranquille» demande Laurent Blanc.

Exclu Europubfoot / Laurent Blanc aurait décidé de ne pas retenir Yoann Gourcuff tout simplement car ce dernier lui aurait fait part de son souhait de quitter l’Equipe de France, ne se sentant pas en mesure d’assumer la pression qui entourait sa présence dans le groupe. En effet, personne ne comprenait celle-ci compte tenu de la saison du milieu de terrain. Que ce soit les médias ou le public, l’incompréhension était de plus en plus forte après sa prestation mièvre face à l’Islande (3-2). De plus, ses liens avec Jean-Pierre Bernès qui est également l’agent de Blanc faisaient naître un début de polémique que les deux hommes (et surtout Gourcuff) ont préféré éteindre par cette décision.
Blanc souhaitait au départ écarter Mapou Yanga-M’Biwa et Marvin Martin, faisant de Gourcuff un potentiel titulaire. Mais son ancien protégé lui a donc facilité la tâche. La décision du sélectionneur de ne pas retenir Gourcuff dans la liste des 23 est donc aujourd’hui plus compréhensible. En effet, il était étonnant de voir que Blanc ait pré-sélectionné le milieu lyonnais pour ensuite l’écarter au dernier moment compte tenu du statut du joueur. Par exemple, Blanc a évité de sélectionner Mamadou Sakho pour ne pas le faire partir au dernier moment et a préféré prendre Yanga-M’Biwa dont la décision de l’écarter ne risquait pas de l’affecter comme cela aurait pu être le cas pour le parisien. Gourcuff et Blanc ont ainsi convenu de se séparer à l’amiable, la pression se faisant de plus en plus forte en promettant de ne pas dévoiler ce pacte. Le breton lui a fait part de son souhait après France-Islande et les sifflets dont il a fait l’objet lors de sa sortie.
Pour prétexter et justifier ce départ, Blanc et Gourcuff ont décidé d’invoquer une blessure à la cheville mais il n’en n’est rien. D’ailleurs on comprend mieux pourquoi le sélectionneur n’a pas voulu, en conférence de presse, s’attarder pour justifier le départ du lyonnais et semblait agacer quand certains journalistes ont insisté…

Vue de Lyon, l’éviction de Yoann Gourcuff par Laurent Blanc pour l’Euro 2012 n’arrange évidemment pas l’OL d’un Jean-Michel Aulas, qui avait fait de la participation de son milieu de terrain à la compétition continentale le tremplin nécessaire à la relance du joueur en vue notamment d’un possible transfert. Aujourd’hui, son entraîneur Rémi Garde affirme vouloir le soutenir.
Garde: “Je ne vais pas vous dire que c’est rassurant, loin de là…”
(Source : sports.fr)
Garde : « Il a manqué quelques matches à Gourcuff » (via chupeeyoyo)
